Âme-sœur : Différence entre versions

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On pense communément que le fait d’être amoureux se résume à une affaire de cœur. Ce n'est pas faux, mais chacun sait qu’un chagrin d’amour se ressent jusque dans les entrailles. En outre, le sentiment de reliance qui est le propre de l’amour se perçoit dans tout le corps. En fait, les affinités qui émanent de l’amour atteignent l’âme et assurément quand elles viennent à se rompre.
 
On pense communément que le fait d’être amoureux se résume à une affaire de cœur. Ce n'est pas faux, mais chacun sait qu’un chagrin d’amour se ressent jusque dans les entrailles. En outre, le sentiment de reliance qui est le propre de l’amour se perçoit dans tout le corps. En fait, les affinités qui émanent de l’amour atteignent l’âme et assurément quand elles viennent à se rompre.
  
:''« ’L’âme est une infime parcelle de l’Âme universelle, et elle se sent si limitée, si à l’étroit dans son corps physique que son plus grand désir est de s’étendre à l’Infini pour se fondre en elle. L’âme ne tient pas tout entière dans l’être humain. Seule une petite partie de son âme se trouve en lui ; la presque totalité de l’âme mène une vie indépendante dans l’Océan Cosmique. Ayez des notions justes sur la nature de ce principe spirituel qu’on appelle l’âme et sur ses activités. Non seulement elle ne reste pas enfermée dans le corps physique, mais elle le déborde largement, et tout en continuant à l’animer, elle voyage pour visiter les régions de l’espace les plus lointaines et les entités qui les peuplent. Votre âme dépasse de beaucoup ce que vous pouvez imaginer d’elle. Parce qu’elle est une partie de l’Âme universelle, elle cherche à se déployer dans l’espace, elle tend vers l’Immensité, vers l’Infini. »<ref> O. M. Aïvanhov, Pensée du 22 Mai 2016.</ref>
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:''« ’L’âme est une infime parcelle de l’Âme universelle, et elle se sent si limitée, si à l’étroit dans son corps physique que son plus grand désir est de s’étendre à l’Infini pour se fondre en elle. L’âme ne tient pas tout entière dans l’être humain. Seule une petite partie de son âme se trouve en lui ; la presque totalité de l’âme mène une vie indépendante dans l’Océan Cosmique. Ayez des notions justes sur la nature de ce principe spirituel qu’on appelle l’âme et sur ses activités. Non seulement elle ne reste pas enfermée dans le corps physique, mais elle le déborde largement, et tout en continuant à l’animer, elle voyage pour visiter les régions de l’espace les plus lointaines et les entités qui les peuplent. Votre âme dépasse de beaucoup ce que vous pouvez imaginer d’elle. Parce qu’elle est une partie de l’Âme universelle, elle cherche à se déployer dans l’espace, elle tend vers l’Immensité, vers l’Infini. »<ref>O. M. Aïvanhov, Pensée du 22 Mai 2016.</ref>
  
 
= L’Ame sœur =
 
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Mais où trouver cette âme sœur ? La rencontrerez-vous dans la rue, par hasard ? Il y a-t-il un sens de la rechercher activement en voyageant à travers la terre entière ? … Aïvanhov dit ceci à ce sujet : « l’Âme sœur - celui qui l’a trouvée en lui-même, la rencontre dans tous les êtres ».
 
Mais où trouver cette âme sœur ? La rencontrerez-vous dans la rue, par hasard ? Il y a-t-il un sens de la rechercher activement en voyageant à travers la terre entière ? … Aïvanhov dit ceci à ce sujet : « l’Âme sœur - celui qui l’a trouvée en lui-même, la rencontre dans tous les êtres ».
  
:''« Qu’il soit homme ou femme, l’être qui a véritablement trouvé son âme sœur, c’est-à-dire qui a trouvé en lui-même son principe complémentaire, a la sensation de rencontrer ce principe chez toutes les créatures. Il aime toutes les femmes et tous les hommes sur la terre, il les aime spirituellement et il est heureux, car à travers chacun de ces êtres, c’est son âme sœur qui le comble. Il n’éprouve plus ce manque qui l’oblige à chercher continuellement comment y remédier. Toutes les rencontres qu’il fait contribuent à l’enrichir. À partir du moment où il a réalisé la plénitude en lui-même, il découvre son principe complémentaire dans toutes les créatures. Ce sont des expériences inexplicables, inexprimables. Seul celui qui les a réalisées peut les comprendre. Mais d’ici-là, quel chemin à parcourir ! Toujours souffrir, être déçu, toujours chercher un être et ne pas le trouver… Jusqu’au jour où on se rend compte qu’on le possède au-dedans de soi. Et du jour où on a trouvé l’âme sœur en soi, on la trouve partout en dehors de soi ».<ref>Aïvanhov, Pensée du 17 septembre 2016.</ref>
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:''« Qu’il soit homme ou femme, l’être qui a véritablement trouvé son âme sœur, c’est-à-dire qui a trouvé en lui-même son principe complémentaire, a la sensation de rencontrer ce principe chez toutes les créatures. Il aime toutes les femmes et tous les hommes sur la terre, il les aime spirituellement et il est heureux, car à travers chacun de ces êtres, c’est son âme sœur qui le comble. Il n’éprouve plus ce manque qui l’oblige à chercher continuellement comment y remédier. Toutes les rencontres qu’il fait contribuent à l’enrichir. À partir du moment où il a réalisé la plénitude en lui-même, il découvre son principe complémentaire dans toutes les créatures. Ce sont des expériences inexplicables, inexprimables. Seul celui qui les a réalisées peut les comprendre. Mais d’ici-là, quel chemin à parcourir ! Toujours souffrir, être déçu, toujours chercher un être et ne pas le trouver… Jusqu’au jour où on se rend compte qu’on le possède au-dedans de soi. Et du jour où on a trouvé l’âme sœur en soi, on la trouve partout en dehors de soi ».<ref>O. M. Aïvanhov, Pensée du 17 septembre 2016.</ref>
  
 
Et Aïvanhov souligne aussi :
 
Et Aïvanhov souligne aussi :
« Sachez donc que l’âme sœur ne se présente pas comme un homme ou une femme que vous allez subitement rencontrer et pour qui vous aurez le coup de foudre. La rencontre avec l’âme sœur est d’abord un processus psychique par lequel la partie supérieure de votre être attire sa partie complémentaire. Vous devez avoir longtemps travaillé sur vous-même pour être digne d’attirer votre moitié divine, mais lorsque vous avez enfin établi le lien, vous sentez qu’elle est là, car elle habite en vous. Vous voulez vraiment rencontrer votre âme sœur ? Ne partez pas à sa recherche, mais concentrez-vous sur la lumière : elle viendra d’elle-même, attirée par cette lueur qu’elle verra briller en vous. Vous ne savez pas où est votre âme sœur, mais elle, elle sait où vous êtes. Qu’il vous suffise de l’attendre intérieurement : elle viendra. » ».<ref>Aïvanhov, Pensée du 15 avril 2014.</ref>
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« Sachez donc que l’âme sœur ne se présente pas comme un homme ou une femme que vous allez subitement rencontrer et pour qui vous aurez le coup de foudre. La rencontre avec l’âme sœur est d’abord un processus psychique par lequel la partie supérieure de votre être attire sa partie complémentaire. Vous devez avoir longtemps travaillé sur vous-même pour être digne d’attirer votre moitié divine, mais lorsque vous avez enfin établi le lien, vous sentez qu’elle est là, car elle habite en vous. Vous voulez vraiment rencontrer votre âme sœur ? Ne partez pas à sa recherche, mais concentrez-vous sur la lumière : elle viendra d’elle-même, attirée par cette lueur qu’elle verra briller en vous. Vous ne savez pas où est votre âme sœur, mais elle, elle sait où vous êtes. Qu’il vous suffise de l’attendre intérieurement : elle viendra. » ».<ref>O. M. Aïvanhov, Pensée du 15 avril 2014.</ref>
  
 
Aïvanhov a approfondit cela davantage dans la Collection Videlina 115 (2003, Prosveta).
 
Aïvanhov a approfondit cela davantage dans la Collection Videlina 115 (2003, Prosveta).
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:''« Cette Entité que nous appelons Dieu est à la fois masculine et féminine. Quand nous parlons de l’Esprit cosmique et de l’Âme universelle, c’est de Dieu que nous parlons comme d’une unique entité polarisée. De la même façon, l’être humain est homme et femme. Dans le plan physique, bien sûr, il est soit l’un soit l’autre, mais dans le plan spirituel, il est à la fois homme et femme, ou plus exactement il est masculin et féminin : dans son âme il est féminin, et dans son esprit il est masculin. Donc, dans le plan spirituel, l’être humain, comme Dieu, est androgyne…
 
:''« Cette Entité que nous appelons Dieu est à la fois masculine et féminine. Quand nous parlons de l’Esprit cosmique et de l’Âme universelle, c’est de Dieu que nous parlons comme d’une unique entité polarisée. De la même façon, l’être humain est homme et femme. Dans le plan physique, bien sûr, il est soit l’un soit l’autre, mais dans le plan spirituel, il est à la fois homme et femme, ou plus exactement il est masculin et féminin : dans son âme il est féminin, et dans son esprit il est masculin. Donc, dans le plan spirituel, l’être humain, comme Dieu, est androgyne…
  
:''« Notre âme qui s’élève rejoint l’Esprit cosmique, et notre esprit rejoint l’Âme universelle ; c’est ainsi qu’il y a des échanges entre nos deux entités spirituelles et les deux Entités divines : la part masculine de nous-mêmes s’unit à la part féminine de Dieu, et la part féminine de nous-mêmes s’unit à la part masculine de Dieu. Mais avant de parvenir à cette fusion, que de travail… ! »<ref>Aïvanhov, ''Vous êtes des dieux'', Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.</ref>)
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:''« Notre âme qui s’élève rejoint l’Esprit cosmique, et notre esprit rejoint l’Âme universelle ; c’est ainsi qu’il y a des échanges entre nos deux entités spirituelles et les deux Entités divines : la part masculine de nous-mêmes s’unit à la part féminine de Dieu, et la part féminine de nous-mêmes s’unit à la part masculine de Dieu. Mais avant de parvenir à cette fusion, que de travail… ! »<ref>O. M. Aïvanhov, ''Vous êtes des dieux'', Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.</ref>)
  
 
Le fil rouge conduit ainsi du « 2 à 1 », à l'unité, par l’androgynie il mène à l'établissement du Royaume de Dieu sur Terre.
 
Le fil rouge conduit ainsi du « 2 à 1 », à l'unité, par l’androgynie il mène à l'établissement du Royaume de Dieu sur Terre.
  
:''« Dans le mythe rapporté par Platon, un point est particulièrement significatif : pour affaiblir ces créatures qui menaçaient le pouvoir des dieux, Zeus décide de les couper en deux. L’idée qui ressort de ce fait est claire : la puissance de l’être humain réside dans la possession des deux principes. C’est cette possession des deux principes masculin et féminin qui rend semblable aux dieux. … "La deuxième naissance", c’est la naissance dans le monde divin, et cette fois, c’est l’homme lui-même qui décide de naître et qui le fait grâce à ses propres efforts. … "  Si un homme ne naît pas d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ", cela veut dire qu’on ne peut renaître si on ne possède pas en soi les deux principes du père et de la mère. La mère, c’est l’eau, c’est l’amour de votre cœur sublimé par l’âme. Le père, c’est le feu, c’est la sagesse de votre intellect sublimé par l’esprit. Si vous ne possédez pas ces deux principes ; l’amour qui est le principe féminin et la sagesse qui est le principe masculin, vous ne pouvez pas renaître. Un enfant sous-entend toujours un père et une mère… Eh bien, sans l’amour et la sagesse, les parents manquent et l’enfant ne naîtra jamais. Vous êtes déjà né une fois, c’est entendu, mais vous n’êtes pas encore né de l’amour et de la sagesse. Pour naître une deuxième fois, il faut un père et une mère plus élevés, plus évolués que le père et la mère physique : il faut l’amour et la sagesse, et l’enfant qui naîtra sera la vérité, le Royaume de Dieu dont parle Jésus. »<ref>Aïvanhov, Vous êtes des dieux, Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.</ref>
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:''« Dans le mythe rapporté par Platon, un point est particulièrement significatif : pour affaiblir ces créatures qui menaçaient le pouvoir des dieux, Zeus décide de les couper en deux. L’idée qui ressort de ce fait est claire : la puissance de l’être humain réside dans la possession des deux principes. C’est cette possession des deux principes masculin et féminin qui rend semblable aux dieux. … "La deuxième naissance", c’est la naissance dans le monde divin, et cette fois, c’est l’homme lui-même qui décide de naître et qui le fait grâce à ses propres efforts. … "  Si un homme ne naît pas d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ", cela veut dire qu’on ne peut renaître si on ne possède pas en soi les deux principes du père et de la mère. La mère, c’est l’eau, c’est l’amour de votre cœur sublimé par l’âme. Le père, c’est le feu, c’est la sagesse de votre intellect sublimé par l’esprit. Si vous ne possédez pas ces deux principes ; l’amour qui est le principe féminin et la sagesse qui est le principe masculin, vous ne pouvez pas renaître. Un enfant sous-entend toujours un père et une mère… Eh bien, sans l’amour et la sagesse, les parents manquent et l’enfant ne naîtra jamais. Vous êtes déjà né une fois, c’est entendu, mais vous n’êtes pas encore né de l’amour et de la sagesse. Pour naître une deuxième fois, il faut un père et une mère plus élevés, plus évolués que le père et la mère physique : il faut l’amour et la sagesse, et l’enfant qui naîtra sera la vérité, le Royaume de Dieu dont parle Jésus. »<ref>O. M. Aïvanhov, Vous êtes des dieux, Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.</ref>
  
  

Version actuelle datée du 25 décembre 2020 à 09:06

« Un mystique dit qu’il cherche Dieu. En réalité́, ce qu’il appelle Dieu n’est que sa partie complémentaire avec laquelle il cherche à s’unir, à se fusionner pour devenir une entité achevée, parfaite. Jusque-là̀, il se sent comme un être incomplet, mutilé. Tous les êtres ne cherchent que leur principe complémentaire que l’on appelle dans la Science initiatique « l’Âme-sœur », afin de trouver la plénitude. Seule la forme sous laquelle ils la cherchent est différente. »[1]

Remarques introductives

Le thème de l’amante inaccessible appartient à toutes les époques. C’est celui des deux enfants de sang royal : Tristan et Yseult. Mais aussi - histoire d'amour véridique d'Abélard et Héloïse, si souvent et si volontiers contée. Après le Moyen Âge, le thème a été immortalisé par Shakespeare dans son Roméo et Juliette. Nous sommes sur terre à travers de multiples existences pour vivre toutes sortes d’expériences et de relations. Pourtant il ne s’agit pas d’histoires d’amour mais plutôt d’une recherche d’amour authentique ou d’un voyage vers l'amour inconditionnel, l’aspiration à une symbiose avec le sein de la mère, le désir d’une fusion avec …oui, avec quoi ? Avec Dieu ? Avec l’Esprit ? Avec le Christ ? Avec l’amour éternel ? Avec nous-mêmes ? C'est en vérité le sentiment indescriptible qui s'exprime parfois dans des rêves peuplés d’images instinctives, de souvenirs anciens, du manque d'une partie perdue de soi. Ou situer le fil rouge ? Car le concept d'âme-sœur, ou gémellaire, n'est pas évident. En soi, il ne signifie rien, mais il représente une image-archétype. Ainsi donc, quelle est la relation entre, par exemple, l’âme et l’esprit de l’homme et peut-on, sur cette terre, rencontrer cette âme-sœur ?

L’Ame

On pense communément que le fait d’être amoureux se résume à une affaire de cœur. Ce n'est pas faux, mais chacun sait qu’un chagrin d’amour se ressent jusque dans les entrailles. En outre, le sentiment de reliance qui est le propre de l’amour se perçoit dans tout le corps. En fait, les affinités qui émanent de l’amour atteignent l’âme et assurément quand elles viennent à se rompre.

« ’L’âme est une infime parcelle de l’Âme universelle, et elle se sent si limitée, si à l’étroit dans son corps physique que son plus grand désir est de s’étendre à l’Infini pour se fondre en elle. L’âme ne tient pas tout entière dans l’être humain. Seule une petite partie de son âme se trouve en lui ; la presque totalité de l’âme mène une vie indépendante dans l’Océan Cosmique. Ayez des notions justes sur la nature de ce principe spirituel qu’on appelle l’âme et sur ses activités. Non seulement elle ne reste pas enfermée dans le corps physique, mais elle le déborde largement, et tout en continuant à l’animer, elle voyage pour visiter les régions de l’espace les plus lointaines et les entités qui les peuplent. Votre âme dépasse de beaucoup ce que vous pouvez imaginer d’elle. Parce qu’elle est une partie de l’Âme universelle, elle cherche à se déployer dans l’espace, elle tend vers l’Immensité, vers l’Infini. »[2]

L’Ame sœur

L'ère du Verseau concerne la libération, l'égalité et la liberté (et non la foi, les relations, le dualisme et le reflet ; l'ère des Poissons ! Votre cœur, tous les cœurs, aspirent à l’Universel, à une réciprocité (énergie homme/femme). Et c'est précisément ce qui va avoir lieu à l'ère du Verseau. Cette révolution, ou involution, contribuera à la compassion et à une volonté d’équilibrer l'énergie masculine et féminine. Le véritable amour est la forme la plus élevée d'altruisme. En d'autres termes, il ne s'agit pas de vous. Il s'agit d'équivalence et d’équilibre. L’authentique accomplissement ne résultera que du don inconditionnel de l’amour. Il s'agit donc en vérité que vous vous libériez de votre attachement à ce quoi vous aspirez (par ex. votre partenaire de vie), ce n’est qu’ainsi que vous pouvez éprouver la vraie force de l'amour. Plus vous donnerez, sans rien attendre en retour, plus vous recevrez. Les relations d'âme-sœur ne sont pas des relations "romantiques". Il s’agit d’un processus de croissance, d’aboutissement, de détachement, le désir de ‘‘guérison 'intérieure’’. C'est la voie de l'amour et du respect individuel à son plus haut niveau et ceci s’exprime et se reflète dans l'âme sœur. C'est un réveil spirituel. La solitude n'a donc plus sa place.

« Consciemment ou inconsciemment, chaque être humain cherche son âme sœur. En réalité notre âme sœur, c'est nous-même, l'autre pôle de nous-même qui vit en haut auprès de Dieu dans la perfection et la plénitude. C'est pourquoi dans toutes les Initiations on enseignait aux disciples comment se retrouver. Dans l'Inde, le Jnani-yoga donne des méthodes grâce auxquelles le yogi parvient à s'unir à son Moi supérieur, parce que c'est en s'unissant à son Moi supérieur qu'il s'unit à Dieu Lui-même. En Grèce, on retrouve la même idée exprimée dans la formule inscrite au fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même ». Cette phrase, en effet, n'a pas du tout le sens qu'on lui donne en général : connais que tu es un homme et qu'en tant qu'homme tu es limité. La vraie connaissance est une fusion des deux principes. C'est le sens des paroles de la Genèse : « Et Adam a connu Ève » ou « Abraham a connu Sarah » … « Connais-toi toi-même » signifie donc : trouve l'autre pôle en toi-même, ta partie complémentaire. Si vous êtes un homme, l'autre pôle en vous est le principe féminin, et si vous êtes une femme, c'est le principe masculin, avec lequel vous vous fusionnez dans la pureté et la lumière. »[3]

Si nous parvenons à unifier l’énergie masculine et féminine, nous renouerons avec l'existence androgyne que le mythe de la création d'Adam et Ève reprend. Aïvanhov dit à ce sujet :

« Nous possédons tous une âme sœur. Au moment où l’homme est sorti comme une flamme, comme une étincelle du sein du Créateur, il était deux en un, et ces deux parties se complétaient parfaitement ; chacun était la parfaite moitié de l’autre. Oui, à l’origine, l’être humain était à la fois homme et femme, et c’est cet être complet que l’on a appelé l’androgyne. Par la suite, au cours de l’évolution, les deux pôles positif et négatif de cette unité se sont divisés ; c’est alors que s’est produit la séparation des sexes, et chaque moitié est partie de son côté pour évoluer séparément. Si ces deux moitiés peuvent se reconnaître tout au long de leur évolution, c’est parce que chacune porte l’image de l’autre dans la profondeur de son être ; chacune d’elle a marqué l’autre de son sceau. Tout être humain possède ainsi l’image de son âme sœur au-dedans de lui. Cette image est très floue mais elle existe. C’est pourquoi chacun vient sur la terre avec cet espoir obscur qu’il rencontrera quelque part une âme qui lui donnera tout ce dont il a besoin et qu’il y aura entre lui et cette âme une harmonie, une fusion indescriptible. »[4]

Mais où trouver cette âme sœur ? La rencontrerez-vous dans la rue, par hasard ? Il y a-t-il un sens de la rechercher activement en voyageant à travers la terre entière ? … Aïvanhov dit ceci à ce sujet : « l’Âme sœur - celui qui l’a trouvée en lui-même, la rencontre dans tous les êtres ».

« Qu’il soit homme ou femme, l’être qui a véritablement trouvé son âme sœur, c’est-à-dire qui a trouvé en lui-même son principe complémentaire, a la sensation de rencontrer ce principe chez toutes les créatures. Il aime toutes les femmes et tous les hommes sur la terre, il les aime spirituellement et il est heureux, car à travers chacun de ces êtres, c’est son âme sœur qui le comble. Il n’éprouve plus ce manque qui l’oblige à chercher continuellement comment y remédier. Toutes les rencontres qu’il fait contribuent à l’enrichir. À partir du moment où il a réalisé la plénitude en lui-même, il découvre son principe complémentaire dans toutes les créatures. Ce sont des expériences inexplicables, inexprimables. Seul celui qui les a réalisées peut les comprendre. Mais d’ici-là, quel chemin à parcourir ! Toujours souffrir, être déçu, toujours chercher un être et ne pas le trouver… Jusqu’au jour où on se rend compte qu’on le possède au-dedans de soi. Et du jour où on a trouvé l’âme sœur en soi, on la trouve partout en dehors de soi ».[5]

Et Aïvanhov souligne aussi : « Sachez donc que l’âme sœur ne se présente pas comme un homme ou une femme que vous allez subitement rencontrer et pour qui vous aurez le coup de foudre. La rencontre avec l’âme sœur est d’abord un processus psychique par lequel la partie supérieure de votre être attire sa partie complémentaire. Vous devez avoir longtemps travaillé sur vous-même pour être digne d’attirer votre moitié divine, mais lorsque vous avez enfin établi le lien, vous sentez qu’elle est là, car elle habite en vous. Vous voulez vraiment rencontrer votre âme sœur ? Ne partez pas à sa recherche, mais concentrez-vous sur la lumière : elle viendra d’elle-même, attirée par cette lueur qu’elle verra briller en vous. Vous ne savez pas où est votre âme sœur, mais elle, elle sait où vous êtes. Qu’il vous suffise de l’attendre intérieurement : elle viendra. » ».[6]

Aïvanhov a approfondit cela davantage dans la Collection Videlina 115 (2003, Prosveta).

L’Esprit

Si nous nous concentrons sur la lumière, il s'agit d'acquérir une bonne compréhension de la notion de polarisation, cela s’entend comme un bon équilibre entre le positif et le négatif, non pas au sens moral du bien et du mal, mais au sens du 2 comme polarisation du 1. Pour comprendre la nature de ces deux pôles, nous devons voir comment ils travaillent ensemble pour réaliser l’idéal : homme et femme, corps et esprit, yin et yang, amour et sagesse. Âme et Esprit…

« Cette Entité que nous appelons Dieu est à la fois masculine et féminine. Quand nous parlons de l’Esprit cosmique et de l’Âme universelle, c’est de Dieu que nous parlons comme d’une unique entité polarisée. De la même façon, l’être humain est homme et femme. Dans le plan physique, bien sûr, il est soit l’un soit l’autre, mais dans le plan spirituel, il est à la fois homme et femme, ou plus exactement il est masculin et féminin : dans son âme il est féminin, et dans son esprit il est masculin. Donc, dans le plan spirituel, l’être humain, comme Dieu, est androgyne…
« Notre âme qui s’élève rejoint l’Esprit cosmique, et notre esprit rejoint l’Âme universelle ; c’est ainsi qu’il y a des échanges entre nos deux entités spirituelles et les deux Entités divines : la part masculine de nous-mêmes s’unit à la part féminine de Dieu, et la part féminine de nous-mêmes s’unit à la part masculine de Dieu. Mais avant de parvenir à cette fusion, que de travail… ! »[7])

Le fil rouge conduit ainsi du « 2 à 1 », à l'unité, par l’androgynie il mène à l'établissement du Royaume de Dieu sur Terre.

« Dans le mythe rapporté par Platon, un point est particulièrement significatif : pour affaiblir ces créatures qui menaçaient le pouvoir des dieux, Zeus décide de les couper en deux. L’idée qui ressort de ce fait est claire : la puissance de l’être humain réside dans la possession des deux principes. C’est cette possession des deux principes masculin et féminin qui rend semblable aux dieux. … "La deuxième naissance", c’est la naissance dans le monde divin, et cette fois, c’est l’homme lui-même qui décide de naître et qui le fait grâce à ses propres efforts. … " Si un homme ne naît pas d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ", cela veut dire qu’on ne peut renaître si on ne possède pas en soi les deux principes du père et de la mère. La mère, c’est l’eau, c’est l’amour de votre cœur sublimé par l’âme. Le père, c’est le feu, c’est la sagesse de votre intellect sublimé par l’esprit. Si vous ne possédez pas ces deux principes ; l’amour qui est le principe féminin et la sagesse qui est le principe masculin, vous ne pouvez pas renaître. Un enfant sous-entend toujours un père et une mère… Eh bien, sans l’amour et la sagesse, les parents manquent et l’enfant ne naîtra jamais. Vous êtes déjà né une fois, c’est entendu, mais vous n’êtes pas encore né de l’amour et de la sagesse. Pour naître une deuxième fois, il faut un père et une mère plus élevés, plus évolués que le père et la mère physique : il faut l’amour et la sagesse, et l’enfant qui naîtra sera la vérité, le Royaume de Dieu dont parle Jésus. »[8]


Bibliographie

Oeuvres et/ou conférences de O. M. Aïvanhov sur le sujet traité

Livres ou articles sur le sujet traité, en relation avec l'Enseignement d'Omraam Mikhaël Aïvanhov

Multimédias (images, vidéos et audios) =

Extraits de conférences (audio et/ou vidéo) d'Omraam Mikhaël Aïvanhov)

Conférences d'Omraam Mikhaël Aïvanhov publiées (audio et/ou vidéo)

Articles connexes

Liens externes

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, L’homme et la femme, reflets des deux principes masculin et féminin, Izvor 214, p. 11.
  2. O. M. Aïvanhov, Pensée du 22 Mai 2016.
  3. O. M. Aïvanhov, Pensée du 13 octobre 2004.
  4. O. M. Aïvanhov, Le Masculin et le Féminin, fondements de la création, Izvor 214, Prosveta.
  5. O. M. Aïvanhov, Pensée du 17 septembre 2016.
  6. O. M. Aïvanhov, Pensée du 15 avril 2014.
  7. O. M. Aïvanhov, Vous êtes des dieux, Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.
  8. O. M. Aïvanhov, Vous êtes des dieux, Synopsis I, Chap. IX.2, Prosveta.



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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