Chant Fir Fur Fen

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« Celui qui travaille pour le bien de la collectivité devient un ouvrier dans le champ du Seigneur. Les esprits lumineux s’approchent de lui pour le marquer de leur sceau. Cet être est branché sur une sorte de centrale électrique : par les fils subtils qui le relient à cette centrale, descendent des courants qui le pénètrent et mettent en marche ses appareils psychiques et spirituels. Quand le courant céleste le pénétrera, toute une vie nouvelle s’éveillera en lui et commencera à circuler ».[1]

Fir Fur Fen (Fir Fiour Fen) – tonalité Sol mineur

FIRFUR-Cyr-Mélodie-Principale.jpg

Écouter le Chant par le Chœur Kastalski de Moscou

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
Фир фюр фен, Тао би Аумен.
Благославяй, душе моя, Господа; 
благославяй и не забравяй!
Fir fiour fen, Tao bi Aoumen 
Blagoslaviaï, douchè moïa, Gospoda.
Blagoslaviaï i nè zabraviaï!
Paroles en Vatan[2] intraduisibles.
Bénis mon âme le Seigneur. 
Bénis et n'oublie pas !

Explications du chant[3]

Historique[4]

FIR FIOUR FEN - BLAGOSLAVIAÏ a été chanté pour la première fois le 21 août 1922 à Ternovo lors d’une réunion traitant de la musique, du travail et du jeûne.

Voici un témoignage de disciples qui étaient présents à cette réunion lorsque le Maître Peter Deunov chanta ce chant devant eux pour la première fois :

« Peut-on effacer de nos mémoires ces instants, quand réunis au petit matin, le Maître nous chanta pour la première fois "Fir Fiour Fen, Tao bi Aoumen" ? Bien que dans une langue estrangère, ce chant nous impressionna fortement par la construction sonore de ses paroles, son rythme solennel et son doux mouvement. Il éveilla dans nos âmes la vision d'une procession glorieuse d'êtres illuminés, puissants et inébranlables dans leurs mouvements. Ils dispersaient devant eux les ténèbres et l’obscurité. Ils marchaient sans peur, avec amour et lumière. »

Nous disposons également de l’interprétation libre que Peter Deunov donnait aux phrases occultes intraduisibles en vatan que nous trouvons au début du chant. Deux mots sacrés bien connus y résonnent : Tao, issu de la philosophie chinoise et Aoum issu de l’hindouisme.

  • Fir Fiour est ce qui dirige l'homme,
  • Fen est ce qui écarte les obstacles et purifie.
  • Tao représente ce qui entoure et protège l'homme dans le milieu où il vit "Tao" signifie "l‘Absolu, l'indéfini, le Caché".
  • Bi signifie ce qui est manifesté.
  • Aoumen signifie toutes les qualités contenues dans le Divin, tout ce qui doit grandir et se manifester dans sa plénitude.

N.B. - En cyrillique, le mot Fur se prononce Fiour, le « u » tel que nous le prononçons n’existe pas en bulgare. C’est donc le « iou » qui doit être prononcé ici.

Thématique

« Fir Fiour Fen est un exercice spirituel pour se dégager de la vie matérielle et éveiller la conscience ».[5] Le chanter a pour but d'inciter quelque chose de nouveau dans la conscience des gens noyés par la vie matérielle.

Tracé énergétique ou déroulement du chant

Fir Fiour Fen est donc un chant où la conscience humaine peut se libérer du matérialisme emprisonnant et s’éveiller aux forces lumineuses qui souhaitent s’exprimer sur la Terre grâce aux êtres humains libres et conscients.

Le chant est constitué de deux parties très contrastées avec la reprise de la première partie en Da capo.

Quelques mots clés pour définir l’ambiance des deux parties

  • Première partie : Puissance, solennité, profondeur
  • Deuxième partie : Bénédiction, responsabilité, sérénité, confiance, dignité

Première partie : Une invocation aux forces de la lumière, une exhortation à devenir ouvrier du Ciel

La première partie du chant représente une invocation aux forces de la lumière afin que celles-ci viennent disperser les ténèbres. C’est aussi un appel lancé à l’âme humaine d’accepter librement de servir ces forces célestes en devenant une bonne conductrice pour les messages divins. Les énergies proposées dans le début du chant stimulent l’aspect volontaire. Elles nous préparent à devenir des réceptacles pour la lumière afin de la transmettre à ceux qui en ont besoin sur la terre. Il s’agit donc d’une exhortation à devenir des ouvriers pour le Ciel !

« Les mots contenus dans la première phrase sont emplis de fortes vibrations et l'homme devra apprendre à les assimiler pour pouvoir les utiliser dans sa vie. » [6]

Fif Fiour Fen-Mes 1 à 11.jpg

Musicalement, la puissance s’exprime par le rythme « croche pointée suivie d’une double croche ». Ce rythme, très présent dans toute la première partie du chant, s’associe tantôt à une blanche, tantôt à une noire suivie d’une blanche. L’usage répété de cette formule rythmique apporte une énergie insistante et imperturbable qui permet de faire entendre cet appel avec beaucoup de noblesse et solennité.

Exemple-rythme.jpg

Fir Fiour Fen veut réveiller les consciences et utilise pour cela cette formule rythmique qui vient continuellement « frapper » aux portes de la conscience de façon soutenue, animée et en même temps profonde.

Fir Fiour Fen c’est aussi une force de redressement qui déblaie les terrains de toutes formes d’obstacles ! Il projette puissamment des énergies cosmiques qui ont pour but de nous aider à retrouver la norme divine établie par le Créateur.

Deuxième partie : La bénédiction, langage de l’âme

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Le contraste entre les deux parties est énorme. Dans la deuxième partie, la solennité se mue en spiritualité et celle-ci se chante avec le sens de l’humilité et de la reconnaissance. Nous entrons dans une polarité féminine de réceptivité et cet état d’ouverture au divin permet d'accomplir notre travail de la bonne façon. Nous implorons notre Âme de bénir le Seigneur et notre amour pour le divin génère un espace sacré pour accueillir l'énergie lumineuse que nous émanerons ensuite sur la terre. Cette phase d’émanation trouvera toute sa force dans la reprise de la première partie.

Il est intéressant d’observer que le Maître insiste tout particulièrement sur le mot Blagoslaviaï « Bénis ».

Ainsi, à la mesure 18, le mot Blagoslaviaï est répété deux fois sur une formule mélodique agençant trois notes travaillant sur un intervalle de tierce diminuée. Ce passage est au cœur de la partie centrale !

Fir Fiour Fen-Mes 18-19.jpg

Quel sens pouvons-nous donner à cette formule mélodique qui par ailleurs est extrêmement exigeante vocalement ? L’agencement des notes Ré - Do# - Mib - Ré symbolise le travail de l'être humain qui s'efforce de rester en équilibre en attendant de retrouver l’alignement sur la Norme Divine telle qu’elle lui avait été donnée à sa création. Elles témoignent de la volonté de l’être humain à rester digne et fidèle à ses origines !

Voyons le sens qui jaillit par l’association de ces trois notes dans ce contexte :

  • Le ré représente l’axe de la bénédiction, c’est la norme proposée par le Créateur.
  • Le do # représente une expérience déstabilisante où l’âme humaine dévie de sa paix intérieure. Il se crée une diffraction de sa lumière intérieure (que ce soit sur le plan émotionnel, mental ou volontaire). Cette diffraction, si elle touche la conscience éveillée, pousse à vouloir redresser la situation par une pensée, un sentiment, une action qui soient à la fois lucides, sincères, humbles et responsables, ce qui dissout toute forme de culpabilité, d'accusation ou de soumission par rapport à cette situation.
  • En chantant le Mib, l'être humain déploie ses forces de volonté, de redressement et de maturité. Celles-ci lui permettent de retrouver son alignement et sa justesse intérieure.
  • C'est ensuite seulement qu'il revient au Ré, la note de la Norme Divine retrouvée. Le ré représente aussi l'axe sur lequel coule la bénédiction. À noter que dans le langage musical, la tonalité de Fir Fiour Fen est Sol mineur et le Ré en est la note dite dominante.

Grâce à ce travail accompli de façon consciente et homéopathique, en effet, il ne s'agit que de trois notes, nous pouvons renouveler notre consécration et retrouver une pleine capacité au travail spirituel de notre Moi supérieur. Voilà en quelques mots la bénédiction dont parle le chant Fir Fiour Fen !

L'être humain sait qu'il n'est pas parfait, mais il utilise son pouvoir intérieur qui lui permet de surmonter la tension subie par les expériences de la vie. C'est un retour symbolique vers la Norme Divine du Créateur !

Ainsi quand les mots Né Zabraviai (N’oublie pas) apparaissent, l’âme œuvre pour ne jamais perdre le souvenir de l’expérience vécue et la grâce reçue. Elle prend la responsabilité de sa propre évolution !

Reprise de la première partie : la victoire de la lumière

Le chant se termine avec le Da Capo de la première partie.

C’est la signature de la victoire glorieuse de l’exercice de ce chant ! L’âme humaine liée aux êtres angéliques est alignée sur le sens de sa destinée. Elle est devenue Ouvrière du Ciel. Elle accueille l’impulsion solaire du Christ dans son cœur et par ses émanations bienfaisantes, elle transmet sa lumineuse énergie à son entourage avec cœur et simplicité.

En résumé

Fir Fiour Fen est un chant magique pour notre époque en transit.

Il débute par une invocation, un mantra, une formule magique. Cette invocation attire une cohorte d’Anges puissants et lumineux. Ces Anges sont des guides pour l’homme et leur rayonnement écarte les obstacles. Dans cette première partie, nous prenons conscience que nous faisons partie de leur Égrégore, nous sommes témoins de leur travail et nos yeux contemplent la magnificence de leur œuvre au service de la Lumière.

Dans la partie centrale, notre Âme bénit les Anges du Seigneur et rend grâce d’avoir pu contempler une telle splendeur. Nous pourrions résumer la sensation créée en ces termes :

"Seigneur aidez-moi à comprendre cette lumière dont je viens d'être le témoin privilégié ! J'ai vu la puissance du cortège des Esprits lumineux envelopper la terre de leur énergie divine ! Maintenant, j'entends le chant de mon âme qui m'invite à participer à la bénédiction du Seigneur ! Maintenant, j'entends le chant de mon âme qui me demande de ne pas oublier le sacré de mon expérience !"

Au Da Capo, nous faisons résonner une promesse : nous ferons tout ce qu’il faudra pour ressembler à ces êtres de lumière et participer à leur travail. Nous chantons notre espérance à devenir capables d’introduire en notre propre matière leur divine lumière.

Bibliographie

Œuvres et/ou conférences d’O.M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, La lumière esprit vivant Izvor n°212, aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov, Marcher tant que vous avez la lumière Izvor n°244, aux Éditions Prosveta

Articles connexes

Liens Externes

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2019, pensée du 6 octobre « Le champ du Seigneur », Éditions Prosveta (2018).
  2. Le Vatan est une langue ancienne sacrée.
  3. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique.
  4. Ces explications sont tirées d’un texte non édité Chants du Maître Peter Deunov - Explication ancienne.
  5. Ces explications sont tirées d’un texte non édité Chants du Maître Peter Deunov - Explication ancienne.
  6. Ces explications sont tirées d’un texte non édité Chants du Maître Peter Deunov - Explication ancienne.



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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