Chant Slaveïtchéta Gorski

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« Pour être visité par la gaieté, il faut être libre, et pour être libre il faut cesser d’accumuler intérieurement des fardeaux. À la gaieté s’associe l’idée de légèreté. Et qu’est-ce qui nous rend légers ? L’amour. L’amour réchauffe et dilate notre cœur et alors, comme un ballon qui s’élève dans l’atmosphère, nous devenons légers et nous montons gaiement dans l’espace. La gaieté est une des expressions les plus poétiques de l’amour. Lorsque vous aimez quelqu’un, il suffit que vous entendiez prononcer son nom ou que vous l’aperceviez de loin pour vous sentir gai, joyeux, et que votre âme commence à chanter. Vous direz que si cette personne que vous aimez ne vous aime pas, l’apercevoir de loin ou entendre son nom vous fait souffrir. C’est vrai, mais alors c’est que l’amour que vous ressentez pour elle n’est pas encore le véritable amour. Le véritable amour se suffit à lui-même, il n’attend rien. Et comme il n’attend rien, il vous donne tout ».[1]

Slaveïtchéta Gorski (Les Rossignols des bois) – (Sib Majeur)

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Écouter le Chant par le Chœur Kastalski de Moscou

Pentagramma.png La partition, en pdf (une fois que vous avez commencé à écouter les chant, ouvrir le pdf avec le bouton droit, -- "ouvrir dans un autre onglet" -- pour entendre l'audio et voir la partition).

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
1. Ний сме славейчета горски, с’песни славим небесата, чувства робски, грижи хорски с’песни гоним от земята.
2. Наш’те песни са ронливи, те ни носят радост вечно; хем за живи, хем игриви, кат’ поточе бързотечно.
3. Ето, чуйте как се лее песента ни в’тишината, и се лее, и люлее като струя във душата.
4. От гласа ни тих и строен всяко зло ще се прокуди; нови воин, млад, достоен с’песните си щем пробуди.
5. Пейте, пейте, мили птички, тъй се истински живее, пейте, пейте дружно, всички целий свят със вас да пее.
1. Niï smè slaveïtchèta gorski, s'pesni slavim nébessata, tchouvstva robski, griji horski, s'pesni gonim ot zèmiata
2. Nach’te pessni sa ronlivi, tè ni nossiat radost vetchno ; hem za jivi, hem igrivi, kat pototché beurzotechno.
3. Èto, tchouïté kak sè lèé pessenta ni v’tichinata, i sè lèé, i lioulèé kato strouïa veuv douchata.
4. Ot glassa ni tih i stroen vsiako èlo chté sè prokoudi ; novi voïn, mlad, dostoen s’pesnité si chtem proboudi.
5. Pèïté, pèïté, mili ptitchki, teuï sè istinski jivèé, pèïté, pèïté droujno, vsitchki tsèliï sviat seus vas da pèé.
1. Nous sommes les rossignols des bois. Par nos chants nous glorifions les cieux et nous chassons de la terre les sentiments serviles et les soucis humains.
2. Nos chants sont vivants, éternellement ils nous apportent la joie ; une fois ils sont vifs, une fois enjoués comme le ruisseau.
3. Voici, écoutez comme notre chant retentit dans le silence. Il retentit et ondule comme une vague dans l’âme.
4. Par notre voix calme et harmonieuse tout le mal sera banni ; un nouveau soldat, jeune et juste, se lèvera par ces chants.
5. Chantez, chantez doux oiseaux, on vit vraiment ainsi ; chantez, chantez tous ensemble, pour que le monde entier chante avec vous.

Explications du chant[2]

Historique

Slaveïtchéta Gorski est lié à la date du 20 avril 1922. Ce chant comporte 5 couplets et a été écrit par des disciples du Maître Peter Deunov. La musique est due à Atanas D. Kovatchev et les paroles à Stoïan Roussev (Grand-Père Blago). Lors des réunions fraternelles, seul le premier couplet est chanté puis il est suivi par de joyeux « tralalas ». Slaveïtchéta Gorski a été rapporté de Bulgarie par le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov qui l’appréciait beaucoup :

« Voilà un chant plein de gaieté. Il chasse les chagrins, les cafards d’amour, il purifie nos cœurs et nettoie en dissipant les ombres venues du subconscient. Il est magique et tellement puissant, qu’il faut le chanter quand on a des soucis et des difficultés ».[3]

Thématique : chanter comme un rossignol !

Selon la tradition populaire, le rossignol est le chantre de l’amour. Dans la science initiatique, Omraam Mikhaël Aïvanhov enseigne que ce petit oiseau symbolise l’individualité que chaque être humain a pour but de développer. Chanter comme un rossignol, c’est apprendre à chanter le cœur ouvert et devenir invulnérable par rapport aux soucis et malentendus. Slaveïtchéta Gorski est un chant magique qui fait jaillir les trésors cachés de notre être et nous vivifie. Il ancre notre vision dans une manière de vivre qui est à la fois joyeuse, légère et libératrice !

Mots clés – Ambiance du chant

Joie, gaieté, enthousiasme, fantaisie, légèreté, glorification, libération, ouverture du cœur, pensée vivante, espérance, conquête, simplicité.

Tracé énergétique du chant

Rythmiquement, nous retrouvons tout au long du chant une formule de type ritournelle, polarisée entre un instant de stimulation (noire pointée suivie des croches) et de repos (les blanches). Mélodiquement, le chant principal est confié aux altos et nous met en présence d’énergies complémentaires grâce à l’usage des mouvements contraires. Le thème comporte 16 mesures et celles-ci sont structurées en deux segments de 8 mesures :

Premier segment (mesures 1 à 8) : l’activité du cœur

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Chanter pour glorifier les Cieux, c’est l’activité du cœur. La glorification du Seigneur et la joie représentent les premiers pas à faire pour nettoyer notre plan émotionnel et s’en dégager. Joyeux et sans prétention, le petit rossignol, également symbole de la pensée créatrice, célèbre la vie et glorifie les cieux grâce à la pureté innocente de son cœur.

Deuxième segment (mesures 9 à 16) : l’activité de la pensée éclairée

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Chanter pour chasser les soucis de la terre, c’est l’activité d’une pensée éclairée qui rend l’âme humaine capable de voler et se tenir en hauteur, c’est-à-dire, se maintenir dans le plan mental. Parvenue à se désidentifier complètement des ombres du subconscient astral, enfin libre, son chant enjoué débarrasse la terre de ce qui la pollue et au final, tout ce qu’il reste, c’est une joie immense ! Lorsque l’humanité chante comme le rossignol, c’est-à-dire avec joie, légèreté et désintéressement, elle se lie au pouvoir de cet amour capable de résoudre tous les problèmes. Travailler avec l’état d’esprit du rossignol, nous rend capable de chasser les sentiments serviles par l’amour. Par contre, si nous nous prenons trop au sérieux, nous sommes happés par le plan astral et celui-ci nous asservit. Le remède aux soucis se situe donc dans la capacité à retrouver sa gaieté promptement !

Des « Tralalas » pour propulser encore plus de joie !

Observant les bienfaits amplificateurs de gaieté de ce chant sur l’humeur de tous, le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov adorait le faire reprendre par l’assemblée dans une kyrielle de « tralalas » où le rythme 2/4 se mue en 6/8 avec beaucoup d’enthousiasme et de dynamisme. Cette façon de procéder est devenue une tradition au fil du temps… Elle propulse beaucoup de joie et imprègne toutes nos cellules de son harmonie. A noter que dans les « tralalas », la langue caresse le palais dur auprès des dents et ce petit mouvement déclenche de façon assurée l’esprit de vie enfantin qui nous aide à nous sentir heureux « immédiatement ».

En résumé

Il est très beau d’observer que les disciples qui ont composé ce chant étaient certainement imprégnés par l’Esprit présent dans les compositions de Peter Deunov. Chanter Slaveïtchéta Gorski réclame un cœur d’enfant détaché des soucis. Il représente le rebondissement libre et léger du monde ailé et symbolise le plan mental libéré. C’est l’envol de l’âme œuvrant librement pour la planète Terre avec Joie et Amour. Le son du rossignol est si beau qu’il attire inévitablement le regard et l'oreille de Dieu… Chanter comme un rossignol, c’est accepter de faire de sa vie une offrande à Dieu, d’accomplir notre rôle sur la terre en semant des forces de gaieté et que « le monde entier chante avec nous ».

Bibliographie

Œuvres et/ou conférences d’O.M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, Le devoir d’être heureux (Brochure) aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov, Les semences du bonheur Izvor n°231, aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov, Nature humaine et nature divine Izvor n°216, aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov sur YouTube : Les deux natures de l’être humain, la personnalité et l’individualité, Extrait d’une conférence improvisée.

Articles connexes

Liens Externes

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2014, pensée du 17 juin « La gaieté, expression de l’amour », Editions Prosveta, 2013.
  2. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique.
  3. O. M. Aïvanhov, P. Deunov, Commentaires des chants (Fraternité Blanche Universelle).



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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