Chant V’Zorite Na Jivota

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« Quel privilège de pouvoir contempler le lever du soleil ! C’est pourquoi chaque année, au retour du printemps, préparez-vous pour ces moments uniques. Aucune présence au monde ne peut comme le soleil introduire en vous l’ordre et l’harmonie, vous donner la lumière, l’amour, la paix, la joie. C’est la source qui jaillit, qui vibre, qui coule… Lorsque vous parviendrez à vous plonger dans ce flot de lumière, vous ne voudrez plus vous en arracher. Si vous arrivez très tôt, bien avant même que le soleil soit levé, pour voir les premières lueurs de l’aube, vous êtes saisi d’un sentiment sacré, comme si vous étiez admis à assister aux mystères que toute la nature est en train de célébrer. Vous vous sentez même obligé de marcher différemment pour ne pas troubler l’atmosphère. Vous entrez dans la vraie poésie. Comment ne pas souhaiter que tous les humains puissent un jour sentir cette beauté, cette pureté, cette vie abondante, et s’y abreuver ? ».[1]

V’Zorite na Jivota (A l’aube de la Vie) – Tonalité : Do Majeur

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Écouter le Chant par le Chœur Kastalski de Moscou

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
В’зорите на живота, Слънце изгряваше. 
На природа граници очертаваше. 
В’душа ми мощен дух пробуди. 
И в’сърце ми Любов събуди. 
V'zoritè na jivota sleuntsè izgriavachè. 
Na priroda granitsi otchertavachè. 
V'doucha mi mochten douh proboudi. 
I v'seurtsè mi lioubov seuboudi.
A l’aube de la vie le Soleil se leva.
Il traça les limites de la nature.
Il réveilla dans mon âme un puissant Esprit.
Et il éveilla l’amour dans mon cœur.

Explications du chant[2]

Historique

V’Zorite na Jivota a été créé le 3 décembre 1922.

Il fait partie du 8e triptyque dans la liste des chants établie par Omraam Mikhaël Aïvanhov (voir Az moga da Lioubia) et est situé entre V’natchalo be Slovoto et Moussala. V’natchalo be Slovoto évoque notre lointain passé avec les mystères du Verbe Créateur et Moussala représente notre lointain futur avec la manifestation du plan divin sur la terre. V’Zorite na Jivota crée le pont qui relie les deux mondes.

Thématique : l’individualisation de la conscience et le perfectionnement de l’être humain

Le texte de V’zorité na Jivota rappelle qu’en se levant en nous, notre soleil trace les limites de notre travail à accomplir en tant qu’âme vivante incarnée, et à l’intérieur de ces limites, il éveille aussi notre potentiel spirituel à connaître la Vérité de l’Amour. Dans sa symbolique musicale, la mélodie de V’Zorite na Jivota souligne l’individualisation de la conscience humaine. Ce chant sacré marque le début du travail de perfectionnement de l’âme humaine par l’éveil de l’Esprit dans notre âme, et l’Amour divin dans notre cœur. Il nous propose la reconnaissance de notre véritable identité et la conscience du Soi Divin.

Mots clés

Conscience de soi – Réveil intérieur - Sérénité – Espérance – Gratitude.

Le langage symbolique des paroles

A l’aube de la vie le Soleil se leva. 
Il traça les limites de la nature.
Il réveilla dans mon âme un puissant Esprit.
Et il éveilla l’amour dans mon cœur.

En langage symbolique, « À l’aube de ma vie », c’est-à-dire peu avant que le soleil ne se lève dans ma conscience, je flottais dans une perception très vague du but de mon existence. Mais une fois que « le soleil s’est levé », j’ai reçu la capacité de devenir plus conscient et de m’individualiser en tant que présence active au sein de la communauté humaine.

« Le Soleil traça les limites de la nature » et mon humanité disposa d’un cadre prodigieux pour évoluer dans ce monde de l’incarnation.

« Il (le soleil ou la conscience) réveilla dans mon âme un puissant Esprit » avec lequel je peux rester conscient dans les deux mondes : le monde physique et le monde spirituel. Les deux mondes vivent juxtaposés mais ne sont pas de même nature.

« Il (le soleil ou la conscience) éveilla l’amour dans mon cœur ». Mon cœur spirituel est l’outil capable d’établir ce lien entre les mondes physique et spirituel. Grâce à l’amour éveillé dans mon cœur, je peux passer convenablement d’un monde à l’autre sans enfreindre les lois propres à chacun de ces mondes.

Tracé énergétique de la structure musicale de la mélodie principale

Première partie : A l’aube de la vie, le soleil s’est levé (mesures 1 à 10)

A l’aube de la vie le Soleil se leva

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La création du monde dans un Accord Parfait

Voici le commentaire de O. M. Aïvanhov au sujet du V’Zorite na Jivota

« Ce chant nous transporte dans les temps immémoriaux de la création du monde, lorsque le Soleil cosmique se leva et traça les limites de l'Univers. »[3]

V’Zorité na Jivota présente le souhait de l’Esprit à amener un environnement favorable à l’épanouissement de la conscience humaine dans la matière. Nous pouvons imaginer que c’est peut-être pour répondre à ce besoin que le monde a été créé ! Les dix premières mesures du chant retracent l’évocation ou le souvenir de la création du monde et pour représenter cela musicalement, Peter Deunov structure sa mélodie autour des notes de l’accord parfait de Do Majeur, appelé aussi l’accord de la Création du monde.[4]

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Commençons par le rôle représenté par la première note du chant, le « Do central », situé au milieu du clavier du piano.

Le chant commence avec la répétition de ce « Do ». « Do » est le pôle énergétique autour duquel la mélodie va graviter. Il est intéressant de remarquer que ce « Do central » sonne comme un « Do aigu » dans la voix des hommes, et comme un « Do grave » dans la voix des voix de femmes ! Chanté à l’unisson par la chorale, il représente le lien par le son qui unit le masculin et le féminin, l’esprit et la matière. Il joue un rôle d’ambassadeur pour le travail des forces complémentaires du Verbe.

Observons maintenant la structure de la mélodie. Celle-ci s’est élaborée sur les différentes notes de l’accord parfait appelé également « l’accord de la Création du Monde ». Ensuite, nous verrons comment l’harmonisation réalisée par Andrée Métraux donne également d’entendre cette sagesse harmonique avec beaucoup d’inspiration.

Les lois acoustiques de l’accord parfait reflètent le langage de la nature vivante. Lorsque nous l’entendons, nous pensons que l’harmonie des sphères peut résonner dans notre être, jusqu’au plus profond de notre âme. Cet accord est une clé magique pour nous relier à notre origine divine. Symboliquement, par la loi acoustique des harmoniques, l’accord parfait représente une grande famille spirituelle et les quatre premières harmoniques sont la base de cette famille.

Ainsi, dans l’accord parfait, nous pouvons considérer « Do » comme le Père de cette famille, « Sol » comme la Mère, « Do aigu » comme le Fils et « Mi aigu » comme la Fille. Nous avons ainsi la famille complète avec les genres bien polarisés.

Observons comment tout cela s’exprime à travers le début du chant de V’Zorite na Jivota :

  • A la mesure 1, le « Do », la Tonique de Do Majeur, est chanté tout d’abord par les hommes. Les voix d’hommes représentent l’aspect « Père ». Dans la structure harmonique de l’accord parfait de Do majeur, le « Do » représente lui aussi l’aspect « Père ».
  • A la mesure 4, la note « Sol » apparait, c’est la Dominante de Do Majeur. Elle est chantée par les femmes qui représentent l’aspect « Mère ». La note « Sol » donne la réplique à ce que le Père vient d’évoquer. Dans la structure harmonique de l’accord parfait, le « Sol » représente aussi l’aspect « Mère ».
  • Aux Mesures 7 et 8, les paroles du chant nous disent : « le soleil se leva ». Le Soleil représente la conscience supérieure, la conscience divine. Ce seront les femmes qui l’exprimeront en chantant le « Do aigu », qui dans la structure harmonique de l’accord parfait représente l’aspect « Fils ». Le soleil qui se lève, c’est la voix de l’enfant. Ainsi, la voix du « Père » (Do grave) combinée avec celle de la « Mère » (Sol) donne naissance à l’Enfant Soleil (Do aigu). Dans la structure harmonique de l’accord parfait, le « Do aigu » représente le « Fils », le représentant symbolique du Verbe manifesté, le Christ sur la Terre.

En résumé, la mélodie se structure en 3 pôles essentiels et les deux principes travaillent ensemble pour que se lève le Soleil - Christ au sein des consciences humaines.

  • « Do » (mesure 1) – voix masculines – aspect Père – le Créateur
  • « Sol » (mesure 5) à la quinte – voix aigues féminines – aspect Mère – la Formation
  • « Do aigu » (mesure 7) amené par une Quarte – Voix féminines – aspect Fils – le soleil se lève, c’est la naissance du jour.
  • Le « Mi » (mesure 9) est entonné par les altis qui reprennent terminent la mélodie de cette section en rejoint la tonique du do central. Le « Mi » aigu, la Fille, sera entendu au sommet de toute cette architecture à la mesure 14 comme le pinacle de l’élévation de la conscience, victoire symbolique sur les limitations de la matière.

La suite du chant présente le développement de la création.

Deuxième partie : Les limites de la Nature (mesures 11 à 17)

Il traça les limites de la nature

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La phrase est répétée deux fois. L’enthousiasme des forces de vie s’exprime dans un éclatement de joie aux mesures 14 et 15 avec le « Mi aigu ». C’est la joie et l’amour du principe féminin en réponse au travail de notre Mère Nature, prête à nourrir avec abondance ses milliards d’enfants à l’intérieur des limites du giron de la Création, le « Nid » que les Parents ont formé et dans lequel travaillent leurs Enfants.

Ces limitations sont celles de l’espace et du temps nécessaires à l’apprentissage de l’Amour et de la Sagesse.

« Aïn Soph Aur, telle que les kabbalistes la comprennent, est une lumière au-delà même de la lumière, une lumière d’une nature telle qu’elle peut être confondue avec les ténèbres; c’est l’absolu, le Non-manifesté, l’absence apparente de tout mouvement. Pour sortir de ces ténèbres et de cette immobilité apparentes, l’absolu s’est imposé des limites. Il a donc circonscrit un espace, puis, débordant des limites de cet espace, il a formé un premier réceptacle qu’il a rempli de ses émanations. Ce premier réceptacle, c’est Kéther, la première séphira. Et Kéther en débordant à son tour a engendré Hohmah. Puis Hohmah a engendré Binah, et ainsi de suite jusqu’à Malhouth, la terre. Chaque séphira est une émanation de la précédente. À partir de Kéther on peut donc dire que toute la création n’est qu’un processus ininterrompu de condensation de la lumière divine. »[5]

Troisième partie: la puissance d’un esprit réveillé et un cœur aimant (mesures 18 à la fin)

Il réveilla un puissant esprit dans mon âme
Et dans mon cœur, il a réveillé l’amour

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Après avoir reçu l’imprégnation de l’esprit, l’amour s’éveille dans le cœur de l’âme humaine et celle-ci devient créatrice. Le Maître insiste sur le mot « réveilla » qui sera répété plusieurs fois. Le chant se termine dans une ambiance sacrée et de délectation dans les harmonies de Do Majeur.

Une paix profonde s’installe, l’Âme fécondée par l’Esprit Divin se tourne avec espérance vers le futur gouverné par la beauté et l’amour.

Œuvres et/ou conférences d’O. M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, Les Splendeurs de Tiphéret, Œuvres complètes n°10, Editions Prosveta.
  • O. M. Aïvanhov, Les Fruits de l’Arbre de Vie, Œuvres complètes n°32, Editions Prosveta.
  • O. M. Aïvanhov, De l’homme à Dieu, Izvor n°236, Éditions Prosveta.

Liens externes

Articles connexes

  1. Chants de Peter Deunov
  2. Chant_Aoum
  3. Chant_Blagoslaviaï_Douché_Moïa_Gospoda
  4. Chant_Blagosloven_Gospod_Bog_Nach
  5. Chant_Bratstvo_Edinstvo
  6. Chant Chte se Razvecelia
  7. Chant Da Bih Te Slouchal
  8. Chant Da Imach Vera
  9. Chant Deniat Ide
  10. Chant_Douheut_Boji
  11. Chant Fir Fur Fen
  12. Chant_Hodi_Hodi
  13. Chant Ide, Ide, Ide
  14. Chant Izgreï ti moé Slantsé
  15. Chant Izgréva Sleuntséto
  16. Chant Kaji mi ti Istinata
  17. Chant Mili Boje
  18. Chant_Napred_za_Slava
  19. Chant Neva Sanzou
  20. Chant Pessen na Zorata
  21. Chant_Pravda
  22. Chant_Ranen_Tchass
  23. Chant Seurdetchniïat Zov
  24. Chant Sila Zdrave Jivot
  25. Chant Slaveïtchéta Gorski
  26. Chant_Stani
  27. Chant Teugui skeurbi
  28. Chant Vdeuhnovéniè
  29. Chant_Vehadi
  30. Chant_V’Natchalo_Be_Slovoto
  31. Musique
  32. Silence

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2015, pensée du 30 avril, " Le Lever du soleil ", Éditions Prosveta (2014).
  2. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique
  3. O. M. Aïvanhov, P. Deunov, Commentaires des chants (Fraternité Blanche Universelle).
  4. Voir article de Gilles Hainault et Marie Kinique, Les Chants Initiatiques du Maître Peter Deunov, Misli 5, 2018, p. 31.
  5. O. M. Aïvanhov, Pensée du 20 avril 2005.



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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