Chant Vdeuhnovéniè

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« Lorsque des idées élevées naissent dans l’homme et que l’inspiration le visite, il doit savoir que, même en cette occasion, elles ne sont pas issues de lui. La coopération de l’existence entière, du grand monde divin lui est accordée pour que ces idées naissent en lui ou que vienne cette inspiration ».[1]

Vdeuhnovéniè (Inspiration) – Tonalité : Do Majeur

VDEUHNO-2019-Mél Princ.jpg

Écouter le Chant par le Chœur Kastalski de Moscou

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
Вдъхновение, 
Ти си благословение!
Vdeuhnovèniè,
Ti si Blagoslovèniè!
Inspiration, 
tu es une bénédiction !

Explications du chant[2]

Historique

Donné le 10 décembre 1924, voici ce que Omraam Mikhaël Aïvanhov enseigne à propos de ce chant :

« Ce chant développe le côté mystique. Il dispose à la prière, à l’adoration. Il élève l’âme jusqu’au monde divin. Il agit sur le chakra aux 1000 pétales ».[3]

Thématique

L’ascension de la conscience vers le monde divin pour communier avec Sa Sagesse. L’Inspiration nous accueille dans son monde et nous permet de faire descendre Ses bénédictions à travers nous. Notre conscience renouvelée par l’Amour peut alors édifier la Nouvelle Vie.

Mots clés

Élévation, contemplation, inspiration.

Déroulement du chant

Que signifie « Vdeuhnovéniè » ?

Vdeuhnovéniè se traduit par « Inspiration ». Étymologiquement, « Inspiration » (du latin : inspiratio = souffle, haleine) signifie « être dans l’Esprit ». L’Inspiration est un souffle créateur qui anime l’Esprit. Elle naît des mouvements de l'âme suite à une influence divine. Sur l’Arbre de Vie, l’Inspiration se trouve dans la Séphira Hochmah.

C’est de Hochmah que proviennent la musique, le Verbe, le zodiaque, l’infini… Être inspiré signifie « être en esprit » (in-spiration). L’Inspiration est un état de conscience qui nous sort des limites du temps et de l’espace, et nous plonge dans des dimensions de l’esprit (l’éternité) et de l’âme (l’infini).

Un chant mantra

Le mot Vdeuhnovèniè est répété 5 fois, c’est un mantra, une prière, une invocation adressée à l’Esprit Lui-même.

L’Inspiration est donc un être vivant, une conscience spirituelle très élevée qui souhaite passer à travers nous, mais dont nous devons mériter la présence pour que celle-ci s’exprime en nous. L’Inspiration représente alors la capacité de l’être humain à devenir un canal pour la manifestation des Vertus.

Par ses nombreuses répétitions, la forme mantra donne à la conscience le temps d’assimiler un état d’âme, de marquer la mémoire pour y travailler en profondeur afin de comprendre, déguster, s’imprégner ou intérioriser ce que représente le monde de l’Inspiration.

Le thème comporte 6 mesures et est chanté trois fois. Les deux premières fois, la mélodie est confiée aux voix de femmes, la troisième fois, elle est confiée aux basses.

Le passage du principe féminin au principe masculin montre que l’effort pour conquérir l’Inspiration (principe féminin) va pouvoir s’ancrer (principe masculin) de façon concrète sur la Terre. C’est donc un accomplissement ! La conscience éveillée de l’être humain va réussir à mettre en pratique le joyau de l’Inspiration déposé dans sa subconscience.

La mélodie

Au début du chant, la mélodie principale rappelle la structure déjà étudiée dans le Chant Aoum.

Nous retrouvons les notes de l’accord parfait, mais cette fois, l’étendue se fait sur un intervalle de 11e.

Nous partons d’un « Sol grave » bien ancré, pour une montée arpégée qui nous mène jusqu’au « Do aigu »,le monde de l’Inspiration, en seulement deux sauts d’intervalles. La mélodie est ascensionnelle et le mouvement arpégé est amplifié grâce aux lois de l’acoustique naturelle des harmoniques. Le chemin pour conquérir cette Inspiration est intense et cependant « naturel ».

Ensuite nous redescendons graduellement sur trois mesures jusqu’au « Do central ». L’inspiration descend et s’installe progressivement jusqu’à atteindre la tonique, devenue le miroir du « Do aigu », ainsi que son expression dans le monde concret.

Ce très noble mouvement arpégé peut être mis en analogie avec l’Arbre de vie. En effet, chaque note de l’arpège peut représenter un centre de conscience reflétant le passage d’une Séphira à une autre sur le pilier central de l’Équilibre mais aussi dans les différents chakras en l’être humain.

Voici l’arpège et les analogies avec les séphiras et les chakras :

  • Sol grave – Malkhout – Chakra racine et chakra sacré (le travail sur Terre)
  • Do central – Iésod – Chakra du plexus solaire (se connecter à l’univers)
  • Mi – Tiphéreth – Le chakra du cœur (embrasser toute l’humanité)
  • Sol – Daath – Le chakra laryngé (créer par la gorge, par le Verbe et guérir par le Verbe)
  • Do aigu – Kéther – Chakra Coronal et chakra frontal (s’identifier à Dieu)

La structure harmonique de la mélodie est verticale, parfaitement symétrique et d’une grande simplicité. Telle une échelle, elle favorise l’élévation de notre conscience afin de la rendre apte à contempler un Ciel où rien n’obstruera la vision.

La dernière mesure : « Blagoslovénié – Bénédiction »

La bénédiction touche le Sol, passe par le Mi, monte au Fa puis effleure le Ré pour reposer sur le Do final en tâche accomplie. Lorsque le chant se termine, la conscience est enrichie et peut commencer la mise en œuvre de la distribution des inspirations reçues.

Chanter Vdeuhnovénié purifie et active les sept chakras et une nouvelle conscience s’éveille en nous…

Bibliographie

Œuvres et/ou conférences d’O.M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, Création artistique et création spirituelle, Chapitre 2 : Les sources divines de l’Inspiration Izvor n°223 aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov, De l'homme à Dieu, Izvor n°236 aux Éditions Prosveta

Articles connexes

Liens Externes

  • Peter Deunov - Vdeuhnovénié sur You-tube par le Chœur de Chambre Intrada de Moscou; (Dir : Gilles Hainault).
  • Pour entendre d’autres chants de Peter Deunov - Playlist

Notes

  1. Omraam Mikhaël Aïvanhov - le 28 mai 1941.
  2. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique.
  3. O. M. Aïvanhov, P. Deunov, Commentaires des chants (Fraternité Blanche Universelle).



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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